Cette décision intervient mardi, dans un contexte de désaccords sur la question de savoir s'il doit être jugé en Libye ou à La Haye, les autorités libyennes affirmant que Saif al-Islam devrait être jugé sur le sol du pays d'Afrique du Nord.En juin 2011, la CPI a accusé cet homme de 40 ans de crimes contre l'humanité pour le meurtre de manifestants civils lors de manifestations de masse contre le régime de son père.
Saif al-Islam est également accusé d'avoir organisé un plan visant à utiliser « tous les moyens nécessaires » pour réprimer la révolution libyenne avec son père assassiné.
Au début de l’audience de deux jours, l’avocat libyen Ahmed al-Jehani a appelé la communauté internationale à « être patiente ».
Il a également déclaré aux juges de la CPI que les autorités libyennes « avaient besoin de temps » pour organiser un procès équitable pour Saif al-Islam.
Depuis l'arrestation de Saif al-Islam en novembre 2011, les responsables libyens ont affirmé à plusieurs reprises qu'ils souhaitaient qu'il soit jugé dans leur pays et non à la CPI de La Haye.
En janvier 2012, le ministre libyen de la Justice, Ali Humaida Ashour, a annoncé que « le procès [de Saif al-Islam] sera public et que les observateurs auront le droit d’assister au procès ».
Les Libyens se sont soulevés contre Kadhafi en février 2011 et l’ont destitué en août 2011. Il a gouverné pendant plus de quatre décennies sans assemblée législative.
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