Le projet, distribué mercredi au Conseil des 15 nations, condamne la Syrie « dans les termes les plus fermes » pour le bombardement de la ville turque d'Akcakale et exige la fin des violations du territoire turc.
La Russie s'est opposée jeudi au projet de déclaration non contraignante et a proposé un texte qui appellerait la Syrie et la Turquie à faire preuve de « retenue » et à réduire les tensions à la frontière.
"Les membres du Conseil de sécurité ont appelé les parties à faire preuve de retenue et à éviter des affrontements militaires qui pourraient conduire à une nouvelle escalade de la situation dans la zone frontalière entre la Syrie et la Turquie", indique le communiqué proposé par la Russie, obtenu par Reuters.
Le projet russe ne manquait cependant pas d’exhorter le gouvernement syrien à enquêter sur l’attaque.
Dans le même temps, les États-Unis auraient proposé des amendements pour « renforcer » le texte original.
Les diplomates du Conseil ont déclaré qu'ils poursuivraient les négociations sur le projet de déclaration, qui répond à une demande des responsables turcs qui ont appelé l'organisation mondiale à prendre les « mesures nécessaires » pour mettre fin aux actes d'agression contre la Turquie.
Le porte-parole russe Alexandre Loukachevitch avait déclaré plus tôt qu'il était « important (que) le Conseil de sécurité de l'ONU adopte une approche équilibrée, basée sur des faits réels ».
La tension est vive entre la Syrie et la Turquie, Damas accusant la Turquie – ainsi que l’Arabie saoudite et le Qatar – de soutenir une insurrection meurtrière qui a coûté la vie à de nombreux Syriens, y compris au personnel de sécurité et de l’armée.
En juillet, le président syrien Bashar al-Assad a déclaré dans une interview au journal turc Cumhuriyet Quotidiennement, Ankara « a fourni tout le soutien logistique aux terroristes qui ont tué notre peuple ».
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