Les dirigeants européens doivent entamer les négociations sur le budget septennal du bloc, nombre d'entre eux appelant à des coupes proportionnelles aux économies qu'ils réalisent au niveau national.
Les pays qui dépendent fortement du financement de l’UE, notamment la Pologne et ses anciens voisins communistes, souhaitent maintenir ou augmenter leurs niveaux de dépenses actuels.
Le Royaume-Uni et certains autres contributeurs nets estiment que des réductions doivent être réalisées. L’enjeu est de 973 milliards d’euros (782.5 milliards de livres sterling ; 1,245 XNUMX milliards de dollars).
Les négociations à Bruxelles se poursuivront vendredi, voire plus longtemps.
Le projet de budget – officiellement appelé Cadre financier pluriannuel (CFP) 2014-2020 – a été élaboré par le président du Conseil européen Herman Van Rompuy, qui a réduit le plan initial de la Commission européenne.
La France s’oppose aux réductions proposées dans l’agriculture, tandis que les pays d’Europe centrale et orientale s’opposent aux réductions des dépenses de cohésion – c’est-à-dire l’argent de l’UE qui contribue à améliorer les infrastructures dans les régions les plus pauvres.
Ce sont les postes budgétaires les plus importants. Le plan Van Rompuy prévoit 309.5 milliards d'euros pour la cohésion (32% des dépenses totales) et 364.5 milliards d'euros pour l'agriculture (37.5%).
Le budget de l’UE ne représente qu’une petite fraction de ce que dépensent au total les gouvernements des 27 États membres.
De nombreux obstacles
La chancelière allemande Angela Merkel a déclaré qu'un autre sommet pourrait être nécessaire au début de l'année prochaine si aucun accord ne peut être conclu à Bruxelles maintenant.
Dans un discours prononcé mercredi devant le Parlement européen, le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, s'est plaint : « Personne ne discute de la qualité des investissements, tout est coupé, coupé, coupé ».
Le Premier ministre britannique David Cameron a prévenu qu'il pourrait utiliser son veto si d'autres pays de l'UE réclamaient une augmentation des dépenses européennes. Les Pays-Bas et la Suède soutiennent son appel à un gel des dépenses, permettant ainsi l'inflation.
N'importe lequel des 27 pays peut opposer son veto à un accord, et le Parlement européen devra également voter sur le CFP même si un accord est conclu.
L’absence d’accord signifierait reconduire le budget 2013 sur 2014 sur une base mensuelle, mettant ainsi en danger certains projets à long terme.
Si cela devait se produire, la situation de M. Cameron pourrait être pire, car le budget 2013 est plus important que les années précédentes du CFP 2007-2013. Le gouvernement britannique pourrait donc se retrouver avec un budget européen supérieur à ce qu’il accepte actuellement.
La Commission européenne affirme que le budget de l'UE représente moins de 2 % des dépenses publiques à l'échelle de l'UE et que pour chaque euro dépensé par l'UE, les gouvernements nationaux dépensent collectivement 50 euros.
(BBC)



