La chancelière Angela Merkel a déclaré que son gouvernement présenterait une proposition visant à remplacer la loi sur le crime de lèse-majesté, qui criminalise les insultes proférées contre les chefs d'État étrangers.
Contrairement à une plainte pour diffamation déposée indépendamment par Erdoğan, l’enquête – fondée sur la violation potentielle d’une loi criminalisant les insultes envers les chefs d’État étrangers – nécessitait l’autorisation du gouvernement allemand.
Le parquet de Mayence a déposé lundi soir une plainte pénale contre Boehmermann, qui a récité un poème obscène mentionnant le président Erdoğan lors d'une émission satirique diffusée par la chaîne nationale ZDF.
La Turquie a officiellement demandé aux autorités allemandes de poursuivre Boehmermann pour avoir insulté le président.
Les autorités allemandes ont lancé une enquête le 6 avril afin de déterminer si le poème – dans lequel Jan Boehmermann cherchait à surpasser l'offensivité d'une chanson précédemment diffusée écrite sur le même sujet – violait une loi interdisant les insultes envers les représentants d'États étrangers et leurs affiliés.
La chaîne publique allemande ZDF s'est excusée pour cette satire, affirmant que le programme « avait franchi la ligne de la diffamation » et a arrêté sa diffusion répétée.
Une centaine de personnes se sont rassemblées la semaine dernière devant les bureaux de la ZDF à Istanbul pour protester contre le poème.



